LES DÉPUTÉS DU PARTI QUÉBÉCOIS TRAVAILLENT POUR LE QUÉBEC ET LES QUÉBÉCOIS…
Longueuil, le 16 décembre 2011 – Les députés du Parti Québécois de l’agglomération de Longueuil, Monique Richard (Marguerite D’Youville), Martine Ouellet (Vachon), Marie Malavoy (Taillon) et Bernard Drainville (Marie-Victorin), sont particulièrement fiers de leur session parlementaire qui a pris fin vendredi dernier. « Nous avons défendu et protégé les valeurs du Québec, et nous avons porté des idées nouvelles pour le bien-être des Québécois », ont-ils déclaré lors d’une conférence de presse.
Entre autres batailles menées en Chambre, celle, gagnée, pour l’obtention d’une enquête publique sur la corruption et la collusion dans l’industrie de la construction. « Oui, la persévérance nous a bien servis !, ont affirmé les députés. Le gouvernement s’est enfin rendu à l’évidence et a donné tous les pouvoirs nécessaires à la juge Charbonneau. Maintenant, l’important, c’est de s’assurer que l’enquête soit menée à terme. »
En matière d’éducation, le gouvernement fait la sourde oreille aux propositions.
Le premier ministre a fait de l’éducation une priorité lors de son discours inaugural, mais les gestes qu’il a posés depuis le démontrent-ils ? « Par exemple, illustre la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d'enseignement supérieur et de prêts et bourses, Marie Malavoy, j’ai dénoncé – de même que les mouvements étudiants – la hausse draconienne des frais de scolarité : 75 % sur cinq ans ! C'est un sérieux frein à l'accessibilité aux études pour la classe moyenne. Par ailleurs, dans la foulée des tragédies vécues par les victimes d’intimidation dans nos écoles, notre chef, Pauline Marois, a exigé une révision du plan d’action en matière d’intimidation et de violence à l’école auprès du premier ministre Jean Charest et de sa ministre de l’Éducation, Line Beauchamp. Mais rien ne bouge et le gouvernement se contente de bonnes paroles. »
Face à Ottawa, le gouvernement Charest ne fait pas le poids.
Bernard Drainville, quant à lui, estime que rarement a-t-on vu un gouvernement à Ottawa afficher une telle indifférence à l’endroit des Québécois et de leurs valeurs. « Depuis le 2 mai dernier, pendant que Jean Charest se pavane avec son Plan Nord, le gouvernement fédéral profite de sa majorité pour imposer ses idées aux Québécois, a-t-il dénoncé. Par exemple, il a adopté le projet de loi C-10 sur la criminalité, en faisant fi des valeurs et de l’expertise du Québec en matière de jeunes contrevenants. Et, comble de l’insulte, non seulement abolit-il le registre des armes à feu, mais il souhaite en détruire les données qui, doit-on le rappeler, ont été amassées aux frais des contribuables ! Bien sûr, nous appuyons les démarches que le gouvernement du Québec a entreprises pour sauvegarder les données du registre. Mais nous aurions souhaité que notre premier ministre fasse preuve d’un peu plus de vigueur ! » Bernard Drainville rappelle en outre que ces deux projets de loi, C-10 sur la criminalité et C-19 sur le registre, auront un impact négatif considérable sur les finances publiques et les avancées du Québec en matière de prévention et de réinsertion, ainsi que sur nos services sociaux. Et ce, sans compter que l’abolition du registre des armes à feu est un manque de respect envers les victimes du drame de Polytechnique et leurs familles. « Ce drame ne doit pas être oublié et les luttes menées par la suite ne doivent pas être vaines », a déclaré la députée de Marguerite-D’Youville et porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine, Monique Richard. Le Parti Québécois, lui, se souvient !
Dans un autre ordre d’idées, le Parti Québécois a lancé, récemment, une campagne pour que soit rapatrié à Québec le régime d’assurance-emploi, actuellement géré depuis Ottawa. Bernard Drainville porte le dossier : « Actuellement, près de la moitié des gens qui paient des cotisations ne reçoivent pas de prestations lorsqu'ils se retrouvent au chômage. Comment cela se fait-il et comment peut-on tolérer ça ? Soyons logiques dans nos façons de faire ; nous avons déjà la responsabilité des programmes de formation de la main-d’œuvre. Arrimons l’assurance-emploi et évitons les dédoublements ! Du coup, nous réduirons les coûts tout en offrant un meilleur service aux citoyens. Nous sommes témoins au quotidien de la mauvaise gestion de ce programme mené par le fédéral et, en bout de ligne, c’est le citoyen qui en paie la note. »
Pour les aînés, plus de logements abordables, moins de pauvreté. Et de meilleurs soins.
La députée de Marguerite-D’Youville, Monique Richard, a elle aussi dénoncé le manque de vigueur du gouvernement Charest, cette fois dans le domaine du logement abordable. « Bien que nous nous réjouissions de l’annonce, le 15 novembre dernier, du financement pour la construction de 38 nouvelles unités d’habitation à loyer modique à Boucherville, grâce aux efforts soutenus de l’OMH et de son directeur, M. Boily, nous devons du même souffle reconnaître que c’est encore trop peu et beaucoup trop lent pour répondre aux besoins grandissants de logements accessibles pour nos aînés. En ce sens, nous travaillons un projet de coopérative d’habitation afin de permettre à nos citoyens de demeurer dans la ville où ils ont tissé des liens importants tout au long de leur vie. »
D’autre part, Mme Richard constate que les conditions socio-économiques des personnes âgées ne cessent de se détériorer, en raison notamment des hausses continues des tarifs des services publics. Les aînés doivent aussi se débattre avec des coûts en alimentation qui explosent, selon le dernier Bilan Faim 2011. Ce dernier nous démontre clairement qu’en Montérégie, l’aide alimentaire auprès des personnes âgées a triplé cette année, avec un taux record de 12.1 %. « C’est inconcevable, et le gouvernement libéral doit agir concrètement dans son plan d’action à la lutte à la pauvreté, ce qu’il ne fait pas actuellement », a dénoncé Monique Richard. Celle-ci a rappelé par ailleurs l’engagement du Parti Québécois de créer un réseau de soins à domicile financé grâce à une caisse autonomie, le tout assorti d’une véritable politique sur le vieillissement et les aînés. « Quand on y pense, c’est logique ; une personne hospitalisée coûte 200 000 $ par année ; en CHSLD, c’est 60 000 $, alors que les coûts pour les soins à domicile tournent autour de 25 000 $ annuellement. On y gagne tant sur le plan humain que financier », estime la députée.
Pour Martine Ouellet, d’ailleurs, le projet pilote du groupe Savoie, qui privatise les soins en CHSLD, a été un échec lamentable. « Non seulement il en coûte plus cher en PPP mais, pire, les soins pour nos aînés ne sont pas au rendez-vous. Erreurs dans les médicaments, manque d'hygiène, manque d'alimentation et d'hydratation, manque de sécurité, bref, un ensemble de problèmes amplifié par la recherche du profit à tout prix qui entraîne une baisse de personnel, un manque de formation, un manque d'expérience. Nos aînés méritent des soins de qualité et davantage de dignité », a-t-elle déclaré.
Ressources naturelles : il faut reprendre le contrôle.
Martine Ouellet, la députée de Vachon, également responsable pour le Parti Québécois des dossiers des mines, du gaz de schiste et des gaz à effet de serre, a été très active pendant l’automne. Elle a parcouru le Québec de Rouyn à Rimouski et de Sherbrooke à Gatineau pour dénoncer le « Plan marketing du Nord » du gouvernement libéral. « Le "Plan marketing du Nord" des libéraux propose de dilapider nos ressources minières quasi gratuitement à des multinationales, pour la plupart étrangères, sans transformation. Alors que le prix des métaux atteint des sommets, les milliards iront dans la poche des entreprises privées plutôt que dans celles des Québécois et des Québécoises. Il faut que ça change. Le Parti Québécois propose des redevances sur la valeur brute du minerai, un partage du surprofit, des prises de participation et la maximisation de la transformation dans les régions du Québec », a-t-elle déclaré.
Des objectifs pour la Rive-Sud : suffisamment de places dans les services de garde et le prolongement du métro.
Les députés du Parti Québécois de la Rive-Sud continueront à réclamer plus de places en service de garde. « Les 391 places accordées par la ministre de la Famille Yolande James pour l’agglomération de Longueuil sont nettement insuffisantes pour répondre aux besoins des parents de nos circonscriptions. À ce jour, il y a 16 283 enfants inscrits sur la liste d’attente BILA pour l’ensemble de l’agglomération ! En outre, le rapport désastreux du vérificateur général du Québec à l’endroit du gouvernement, relativement à l’attribution des places, exige que nous fassions preuve d’une très grande vigilance à cet égard », ont affirmé les députés.
Par ailleurs, ceux-ci entendent porter la voix des citoyens et de la Ville de Longueuil pour que soit entrepris le prolongement du métro sur la Rive-Sud. À ce sujet, Marie Malavoy et Bernard Drainville ont rencontré le ministre des Transports, Pierre Moreau, récemment. « Si l’on pense à l’avenir et au développement de Longueuil, tout en gardant en tête le respect de l’environnement, on a absolument besoin de stations de métro supplémentaires sur notre territoire, ont déclaré les quatre députés. Pour l’instant, le ministre semble ouvert à l’idée. Avec les problèmes d’embouteillages que créera la réfection du pont Champlain, il est urgent que le gouvernement s’engage à réaliser le projet. »


